
Dans les couloirs du pouvoir en Guinée, un vent de jeunesse souffle avec une force trompeuse, masquant une réalité bien plus sombre. Le Président du CNRD, Mamadi Doumbouya, a choisi de parier sur la jeunesse pour mener la transition du pays. Une décision audacieuse, certes, mais qui s’avère être un jeu dangereux, presque un mirage dans le désert politique guinéen.
Certains jeunes cadres, étoiles montantes de cette nouvelle gouvernance, brillent par leurs efforts et leur dévouement. Mais, hélas, ils sont noyés dans un océan d’incompétence, protégés par des mentors haut placés, plus préoccupés par leurs propres intérêts que par le succès de la transition. Ces protecteurs, tels des marionnettistes, tirent les ficelles dans l’ombre, laissant peu de place à l’authentique progrès.
Parmi les figures controversées de cette administration, Djiba Diakité et le Général Amara se distinguent. Leur soutien aux cadres en difficulté soulève des questions, mais leur arrogance et leur mépris pour le dialogue public sont encore plus préoccupants. Ces deux hommes, enfermés dans leur bulle de pouvoir, semblent oublier qu’ils sont au service du peuple, non au-dessus de lui.
Leur incapacité à saisir les enjeux majeurs et leur attitude répulsive mettent en péril la position du Président Doumbouya, qui, malgré son apparente bonne volonté et son humilité, se retrouve à la merci de l’opinion publique. La transition, qui devrait être un moment de renouveau et d’espoir, devient un chemin semé d’embûches, où chaque pas en avant semble menacé par l’ombre de ces deux figures controversées.
Le contraste est saisissant entre le Président, décrit comme un homme désireux de faire avancer les choses, et ses deux cadres, dont le narcissisme et la capacité intellectuelle discutable ne font qu’alimenter les doutes et les critiques.
L’histoire de cette transition, encore en cours d’écriture, risque de se teinter de sombre si ces tendances se poursuivent. La prochaine étape sera d’examiner de plus près la gestion de ces cadres, de mettre en lumière leurs limites et leurs insuffisances, déjà pointées du doigt par ceux qui ont eu l’occasion de travailler avec eux.
Restez à l’écoute, car ce dossier est loin d’être clos. La Guinée est à un carrefour, et ses choix aujourd’hui détermineront son avenir demain.
Oumar Sylla pour conakrylemag.com
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