votre espace publicite 2018

Eh Allah, quelle odeur ! Pire que de la viande d’hippopotame pourrie.

Eh Allah, quelle odeur ! Pire que de la viande d’hippopotame pourrie.
5 (100%) 1 vote

Eh Allah, quelle odeur ! Pire que de la viande d’hippopotame pourrie. L’autre jour, en passant du côté de Kakimbo, j’ai bien failli rendre mes tripes et ma conso semestrielle de gnole. L’enfer doit sentir du pareil au même. Pour traverser la zone, j’ai été obligé de retenir ma respiration et de mettre l’accélérateur de mon tank en position supersonique. Il paraît que c’est l’abattoir qui sent comme ça.

En Guinée, on n’a pas les moyens de se payer une centrale nucléaire pour irradier Conakry, mais on est assez riche pour transformer toute la capitale en oeuf pourri. Je comprends pourquoi les richards qui dorment à Mariador n’ouvrent jamais leurs fenêtres. Ils ne tiennent pas à transformer leur chambre en trou à rat. Moi, j’habiterais par là, j’aurais déjà tout cassé, tout explosé dans une p… de colère salvatrice. L’abattoir et le reste.

Remarquez, je dis ça mais peut-être que je me dégonflerais.
Nos vies sont définitivement polluées. Et s’il n’y avait que quelques gros pollueurs, nous pourrions encore nous en sortir. Mais, il y a aussi toute la somme des petits saligauds dont les actions conjuguées, anodines et quotidiennes contribuent à faire de Conakry un véritable dépotoir. Ceux qui jettent les piles de leurs transistors au hasard. Ceux qui balancent leurs sacs plastiques à tous les vents. Ceux qui ne règlent pas leur pot de bagnoles et qui laissent traîner, sur leur passage, une fumée noire comme le charbon. Ceux qui font caca partout, en désordre. Ceux qui font pipi là où il ne faut pas. Et ceux qui, comme moi, jettent à terre leurs capsules de bière. Tous ceux-là, additionnés, valent assurément autant que quelques gros empoisonneurs industriels.

Des fois, je rêve. Je retournerais bien au village, là où tout est propre et nature. Cela dure cinq minutes, pas plus. Après je pense à la température de la Guiluxe dans ce monde encore vierge et sans frigo. Pouah !

A LIRE >>  Il y a quelque chose qu’il faut qu’on se dise les yeux rouges dans les yeux rouges.

Finalement, je préfère m’accommoder des cochonneries de Conakry, pouvoir prendre ma voiture, émettre quelques gaz toxiques de plus et aller m’en jeter une bien fraîche au maquis du coin.

Exprimez-vous ! Réagissez à cet article maintenant avec Facebook



Avez-vous aimé cet article ? Commentez ou partager le sur Facebook ou Twitter Google+.

L'information en continu

Retrouvez en live toute l'actualité Politique, économique, sportive culturelle et people Guinéenne en photos et vidéos.Vous aimez cet article ? Suivez-nous via le RSS ou sur Facebook et lisez d'autres articles intéressants :

Recommandez pour vous

Laisser une réponse

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.