Guinée : Écoles fermées à Kindia pour soutenir la candidature de Doumbouya – La propagande atteint un nouveau sommet

Guinée : Écoles fermées à Kindia pour soutenir la candidature de Doumbouya – La propagande atteint un nouveau sommet
La machine de la propagande pro-Doumbouya tourne à plein régime. À Kindia, les élèves ont été mis en congé forcé de trois jours pour permettre la mobilisation massive en faveur de la candidature du général Mamadi Doumbouya à la prochaine présidentielle.
Autrement dit, l’éducation peut bien attendre, tant que la ferveur politique du régime est entretenue.
Une instrumentalisation honteuse de l’éducation
Fermeture des écoles, élèves manipulés, État mobilisé… Cette décision révèle une stratégie aussi inquiétante qu’irresponsable :
• Sacrifier le temps scolaire pour servir les intérêts politiques du pouvoir en place.
• Exploiter la jeunesse comme une masse de manœuvre électorale sous couvert d’enthousiasme populaire.
• Transformer une transition censée être neutre en une véritable campagne d’État.
Si le régime était sûr de sa popularité, aurait-il besoin de suspendre les cours pour gonfler artificiellement les rangs de ses partisans ?
Un passage en force de plus en plus évident
Officiellement, Mamadi Doumbouya n’a pas encore déclaré sa candidature. Mais à voir l’ampleur des mobilisations en sa faveur, orchestrées par des structures proches du pouvoir, la manœuvre est claire : le terrain est préparé pour imposer sa candidature comme une évidence.
Les signes ne trompent pas :
• Des ministres et hauts cadres du régime multiplient les appels à sa candidature.
• Les structures étatiques sont mises à contribution pour en faire un “candidat naturel”.
• L’opposition et la société civile sont muselées pour empêcher tout contre-discours.
En réalité, ce qui devait être une transition devient de plus en plus une installation définitive au pouvoir.
Une dérive qui ne peut qu’aggraver la frustration populaire
Pendant que le régime orchestre son propre maintien, les véritables préoccupations des Guinéens restent sans réponse :
• L’inflation rend la vie insoutenable pour les ménages.
• Les coupures d’électricité plongent des villes entières dans l’obscurité.
• L’avenir des jeunes est sacrifié sur l’autel des ambitions personnelles d’un groupe au pouvoir.
Cette fermeture des écoles à Kindia n’est pas un simple incident. C’est un révélateur d’un système qui place sa survie au-dessus de l’avenir de la jeunesse.
Mais jusqu’à quand les Guinéens accepteront-ils d’être spectateurs d’une mascarade électorale qui ne dit pas son nom ?
— conakrylemag




