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Abdoulaye Sankara
Abdoulaye Sankara

Ho, qu’est-ce que je lis dans le journal ?

Un travesti dans nos murs. Mais, après tout, pourquoi je m’émeus, avec toute la pagaille qu’il y avait déjà ? !

Avec ce qu’on voit à tous les coins de rue, dans les maquis, les hôtels et même les bureaux, c’est le moins qui puisse arriver. Vous vous souvenez de ce jeune couple complètement shooté qui, par un soir de Saint-Sylvestre 2015, se livrait à une partie de fesses en l’air, sous le regard pornographique des passants ?

Qu’est-ce qu’on n’a pas vu, ma voiture et moi, pendant nos randonnées nocturnes ! Même Saint Thomas aurait du mal à nier l’existence de ce phénomène dramatique. Que croyez-vous que notre société est devenue ? Un compost de saleté morale.

Parcourez Kipé, tronçon ‘’Seven Eleven’’ en passant devant chez ‘’Barry Becks’’, sur le coup de deux du mat’ et vous en verrez de toutes les couleurs : de la vieille go au postérieur avachi, en passant par le mec que vous croyez saint comme le cousin même père, même mère du prophète, accroché au sac à condoms d’une pitini go (comme dit Alpha Blondy) qui n’a vu ses premières règles que la veille, tout s’offre en spectacle.

Sous nos cieux et sous nos yeux, les bonnes moeurs sont décédées bien avant que la morale s’essouffle.


Des dames quasi convenables et même des veuves s’installent dans la honte des demoiselles qui sont bousculées sur le territoire des péripatéticiennes qui sont obligées de migrer à la périphérie de la ville.

Et là, ce n’est pas pour assurer une éducation saine aux morveux du lumpanat. La prostitution est partout, comme les moustiques dans le salon le plus étanche. Des travailleurs de certains édifices publics se plaignent de leurs sanitaires obstrués par… des préservatifs.

La société qui fabrique les préservatifs serait contente de savoir qu’on utilise la capote jusqu’au bout du goût ou du plaisir mais ça veut dire ce que ça veut dire ! Attendez que je fume une ‘’Sir’’ et je vous reprends.


Bon, ce que je veux dire, c’est que la perversion qui commence en famille est une des causes de ce mal social. Quand la minette en mini s’assoit grand écart devant son p’tit frère, où voulez-vous que l’oeil en coin du môme zieute ?

Ça, on peut le corriger, en exigeant que les filles portent des bas plus bas que leurs cuisses et serrent ou croisent les jambes en station assise; on pourrait enseigner cette morale dès la maternelle. Les mauvais esprits prétexteront les conditions précaires d’existence, les parents indigents à entretenir, ou l’école des frangins et frangines à payer pour se lancer dans ce métier sans pension, ni retraite.


Moi, j’y crois que dalle ! Si on reste dans les justes proportions de son niveau de vie, on réussit à rester digne; pauvre peut-être, mais digne. Mais quand on veut péter trop vite et plus haut que son derrière, on finit par chier des capotes usagées.

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