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Abdoulaye Sankara
Abdoulaye Sankara

Le jeudi passé, j’ai pris le journal ‘’L’indépendant’’ pour m’informer. Il faut dire qu’ils aiment le sensa, nos confrères.

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Le jeudi passé, j’ai pris le journal ‘’L’indépendant’’ pour m’informer. Il faut dire qu’ils aiment le sensa, nos confrères. Mais c’est ça aussi l’info croustillante et tout le monde aime, à condition de ne pas être touché dans sa sensibilité.

A la « Une » de la feuille de chou que je tiens, on m’apprend qu’un tireur embusqué a encore fait mouche. Gisant dans une flaque de sang, un morceau de chiffon dissimulant la tronche, le corps d’un jeune homme se découvre.

Je tourne le journal, de sorte à avoir une vue qui remonte des pieds vers la tête, histoire de voir si ce type et moi nous ne nous sommes pas déjà tapé une Guiluxe ensemble; on ne sait jamais. Mais son corps ne m’apprend rien, sauf l’impression qu’il dût être un play.

Puis, il me revint à l’esprit un autre cadavre, puis un autre, puis plusieurs autres. A croire qu’on est en pleine guérilla urbaine. Sinon, je ne comprends pas comment, dans un pays civilisé (un politicien a dit sauvage), on puisse refroidir tant de monde à ce rythme.

Dans la rue, au maquis, chez soi, on ne peut même plus aller pisser tranquille sans risquer de se faire tatouer à mort par un zigue, simplement parce qu’on est plus nanti que lui. Ou alors, surpris en train de mettre à sac la sueur de votre front, il vous bute à bout pointu avec son mousquet.

Moi je voudrais, au lieu qu’on nous sensibilise à ne pas… lécher du voleur, et vu qu’on n’est pas franchement en guerre malgré les morts à la pelle, qu’on leur en livre une. Kabélé et Baldé pourraient coordonner leurs armadas pour nettoyer le terrain.

A LIRE >>  Aujourd'hui j’ai envie de foutre le camp.

Et s’ils ne parviennent pas à envoyer tout ce beau monde au goulag, ils pourraient appeler l’Armée rouge de Diané à la rescousse.
Pour oublier toute cette misère noire, je me suis pris par la main gauche jusqu’au bistrot le plus proche, chez Nathalie ‘’aux copains d’abord’’, histoire de noyer ma peine dans une mouche rafraîchissante.

A peine ai-je commencé à lamper ma bibine préférée qu’une autre catastrophe « naturelle » m’est distillée : deux camions se sont tétés sur la route de Kindia et plusieurs macchabées sont restés dans la poussière. Dans quel monde vivons-nous ?

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