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L’Axe Hamdanlaye Bambeto Sonfonia : Les jeunes d’ici se prêtent beaucoup à la délinquance que toute autre chose

L’Axe Hamdanlaye Bambeto Sonfonia : Les jeunes d’ici se prêtent beaucoup à la délinquance que toute autre chose
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Après des scènes de violences enregistrées à Bambéto et dans le quartier Koloma 1, dans la commune de Ratoma, avant la présidentielle de 11 octobre, nos confrères de Guineematin.com ont rencontré le capitaine M’Ballo Aguibou, commandant de la Brigade de la gendarmerie territoriale de Bambéto pour un échange sur le phénomène de violence dans sa zone de commandement. 

Dans cet entretien, notre interlocuteur a d’abord estimé que la cause principale de ces violences se situe dans la ‘’démission’’ de certains parents dans l’éducation de leurs enfants.

Pour le capitaine M’Ballo Aguibou, le nom Bambéto ne passe plus inaperçu à cause des différentes scènes de violences enregistrées sur place.

« De nos jours, le mot est devenu dérangeant à cause des violences qui sont orchestrées sur l’axe. La route le Prince est dangereuse non seulement pour ses riverains, mais aussi pour les passants. Il faut le signaler que ces scènes de violences sont caractérisées par des casses, des jets de pierres, brûlures des pneus sur le goudron, des coups et blessures, vols et autres crimes organisés. Des pratiques qui ne favorisent ou ne permettent pas le développement de notre pays », a- t- il déclaré

Abordant l’isolement de la zone dans le cadre de la sécurité, Capitaine Aguibou affirme que :

« pour sécuriser quelqu’un, il faut qu’il soit avec vous. Ce n’est pas possible de sécuriser quelqu’un qui ne veut pas être sécurisé. Quand quelqu’un que tu sécurises est violent avec toi, tu es tenu obligé de t’éloigner de lui pour ne pas qu’il arrive à dire que tu es son bourreau. Pour qu’un gendarme ou un policier sécurise un lieu, il faut que lui-même soit à l’abri. S’ils sont les premiers à nous lapider, comment on pourra les sécuriser ?  Le problème de la violence se situe au niveau de l’éducation à la base. Ils s’en fichent de quelqu’un qui leur demande d’arrêter. C’est pourquoi, je n’arrive pas à comprendre leurs vœux ».

Sur l’absence des aires de jeux, des infrastructures scolaires publiques et autres qui favoriserait la violence sur la route Le Prince, le capitaine Aguibou M’Ballo répond :

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«Les jeunes d’ici se prêtent beaucoup à la délinquance que toute autre chose. Quand vous arrivez à Kakimbo, vous ne pouvez pas penser que vous êtes en Guinée en voyant des jeunes qui sont en train de se détruire sous l’effet de la drogue, de l’alcool. En plus, nous voyons souvent des beaux garçons qui marchent nus ! Ce n’est pas facile de décrire tout ce qui passe là-bas. Moi, je dirai quelque part que si c’était à cause des lieux de loisirs, il y a des espaces où certains viennent pour jouer régulièrement ».

Interrogé sur la responsabilité des uns et des autres, le commandant de la Brigade gendarmerie territoire de Bambéto, le capitaine M’Ballo Aguibou, a estimé que  l’éducation, la sensibilisation ne tombent pas dans de bonnes oreilles.

« Détruire des édifices publics, les biens des citoyens, brûler des gens, ôter des âmes des êtres humains, ne vont pas faire avancer notre pays. Il faut qu’on change, que chacun fasse une revue de conscience  pour le progrès de cette nation qui nous appartient tous. L’armée est apolitique. Nous voulons le développement de ce pays ; un point, c’est terminé ! ».

Enfin, le capitaine M’Ballo Aguibou plaide pour une éducation suivie de nos enfants pour assurer leur avenir :

« Quand on détruit ce qui est construit là, je ne vois pas comment nous allons développer notre pays. Ça fait la quatrième fois qu’on arrive à faire descendre mon unité. Je suis là en tant que guinéen qui aime  sa nation. C’est pourquoi,  je n’ai pas demandé à l’autorité de m’envoyer ailleurs. Je dois servir partout où je suis envoyé en Guinée par mes chefs hiérarchiques. Je suis là et je travaille sans bureau. Chaque fois qu’on arrive à construire un bureau, ils le détruisent. Finalement, on s’est dit de faire face à Dieu et de ne plus construire. Les leaders politiques doivent sensibiliser leurs militants sur les bonnes attitudes à adopter. Tout le monde doit s’impliquer pour qu’on ait une jeunesse responsable. C’est par ça qu’on pourra assurer la relève de demain. Et, je pense qu’il y a la prise de conscience pour le moment», estime-t-il.

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