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Le vendredi passé, j’ai bien cru que mon heure était venue.

Le vendredi passé, j’ai bien cru que mon heure était venue.
VOTRE NOTE

Le vendredi passé, j’ai bien cru que mon heure était venue. Il était 14 heures, heure de la prière de Djouma. Il n’y avait pas âme qui vive dans les rues, et des chiens jaunes hurlaient au soleil et non à la lune vu qu’il faisait jour. J’ai donc pris un sens interdit pour aller vite. 


Sécurité avant tout ! Mais ils étaient déjà là, derrière moi sur une moto. Je me suis retourné et j’ai aperçu deux silhouettes, larges et droites. J’ai accéléré mais la moto a suivi. J’ai fait une petite prière, j’ai pensé à ma mère et puis à la face de mon enflure de propriétaire à qui je dois six mois de loyer quand on lui appendrait mon décès. J’ai encore accéléré, mais cette fois, les gars m’ont dépassé.


C’étaient deux cow-boys de la police routière. Le premier gars m’a refilé une amende de 20 mille balles. J’étais tellement soulagé que je n’ai pas négocié et que j’ai allongé le pognon. Il me restait 10 mille balles en poche. Mon maquis favori était encore là.

J’ai pris une Guiluxe et j’ai pensé à cette vieille expression sioux qui, aux dernières nouvelles, viendrait plutôt de la Côte d’Ivoire : « Y a rien, c’est l’homme qui a peur ! »

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