Les déclarations du Secrétaire d’État américain constituent incontestablement un motif d’encouragement pour le FNDC.

Les déclarations du Secrétaire d’État américain constituent incontestablement un motif d’encouragement pour le FNDC. Même si beaucoup tenteront de minimiser la portée et l’impact de ces déclarations sur des populations guinéennes en grande partie « analphabètes ». Mais il en faudra plus pour faire barrage au projet de changement de constitution.
De telles déclarations ne pourront d’ailleurs que galvaniser davantage les « néo-souverainistes » guinéens qui tiendront à montrer à tout prix que la Guinée ne se soumettra pas injonctions ou ingérences venant d’un pays étranger.
Il faut se rappeler d’ailleurs les déclarations d’un député de la majorité présidentielle qui disait que la Guinée n’a pas de leçon de démocratie à recevoir de Donald Trump ou celles de M. Makanera qui essaie de retourner les propos du Secrétaire d’État américain en faveur des partisans du changement de constitution au nom de la souveraineté des États.
Ce ne sont pas non plus les publications sur les réseaux sociaux qui feront reculer ces derniers. Si les promotteurs d’une présidence à vie n’ont en face que de telles publications, ils pourraient se frotter déjà les mains car leur victoire serait quasi-certaine. Même la mobilisation très salutaire des Guinéens vivant à l’Etranger ne sera pas aussi déterminante que celle attendue de ceux qui vivent dans le pays.
En somme, il faudra une mobilisation à l’intérieur même du pays. Croire que la victoire sera obtenue à partir de l’Extérieur ou à travers des propos de diplomates étrangers serait une grave erreur de stratégie. Très peu de diplomates parlent ou agissent au nom des principes démocratiques. Leurs préoccupations primordiales, ce sont les intérêts de leurs pays. Le jour où les intérêts de leurs pays seront en jeu, ils n’hésiteront pas de changer de langage.
— conakrylemag




