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Abdoulaye Sankara
Abdoulaye Sankara

Pas moyen de faire dans l’excès en ce mois de rentrée scolaire.

Pauvre de moi. Pas moyen de faire dans l’excès en ce mois de rentrée scolaire. Le mois passé était pourtant déjà assez caillou. J’ai dû boire à crédit pour ne pas mourir de soif. Malgré le fait que je sois dans une misère profonde, les serveuses n’arrêtent pas de tourner autour de moi.

Pour éviter de me faire racketter par ces insatiables mange-brochettes de Mamy, je suis allé siroter ma bibine dans un petit kiosque de quartier. L’avantage ici, c’est que c’est le même zig qui sert les clients et encaisse les sous.

Comme c’est un homme comme moi, il n’ose pas me demander de lui payer à boire, encore moins me demander un pourboire. En plus, il ne s’est pas trop fait prier pour me vendre mon nectar préféré à crédit.

Mais je ne sais quelle mouche a bien pu piquer l’enfoiré, il veut que je paie désormais tout ce que je dois avant de continuer à consommer. Et comme il ne s’y attendait certainement pas, je n’emprunte plus le carrefour qui mène à son foutu kiosque. Je n’aime pas trop feinter les gens, mais cette fois-ci, ce n’est pas de ma faute.

Un gigolo me doit aussi de l’argent à l’autre bout de la ville. Quand je me suis présenté lundi dernier pour réclamer mon dû, sa secrétaire m’a laissé entendre que cela fait une semaine qu’un rhume mélangé de palu l’a bloqué à la maison. Inutile de l’attendre. Pour un habitué du faux-typisme comme moi, le message est clair : ce n’est pas la peine d’espérer quoi que ce soit de ce bougnoule. Ce n’est même pas sûr qu’il aura suffisamment pour soigner ses maladies.
Mon salaire ? Ce n’est pas la peine d’y penser. Il a juste suffi pour payer le loyer et quelques autres crédits du mois passé. Si je m’amuse au jeu d’avance sur salaire, je ne ferai que compromettre le mois prochain. D’ailleurs, le DAF de mon service est suffisamment aigri ces jours-ci pour attendre une largesse de lui. Mais comme mon envie de siroter n’attend pas, j’ai été obligé de me transformer en passionné de foot. C’est comme ça que je me fais, chaque soir, une place dans le maquis le plus proche pour supporter l’équipe de celui qui voudra bien payer mes factures.
Au premier match, j’ai commis l’erreur de supporter le Cameroun contre le Nigeria. Si le Camerounais auprès de qui j’étais assis m’a gratifié de plusieurs boissons au début du match, il est devenu très nerveux lorsque son pays a fini par perdre. Il est devenu si désagréable que j’ai changé de place sans demander mes restes. Au deuxième match, j’ai cru faire le bon choix en misant sur la Guinée au détriment de la Lybie. Mais le groupe de supporters du Syli ne buvait que des ‘’33’’ qu’il commandait d’ailleurs par casiers. Ne pouvant m’asseoir à hurler inutilement, j’ai dit un ouf franc à tout le maquis et j’ai regagné mon clapier.

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