Politique Guinée: un parti de l’opposition signale des disparitions dans le Fouta-Djalon
Des policiers guinéens le 14 janvier 2020 à Conakry. CELLOU BINANI / AFP
Des policiers guinéens le 14 janvier 2020 à Conakry. CELLOU BINANI / AFP

Politique Guinée: un parti de l’opposition signale des disparitions dans le Fouta-Djalon

En Guinée, alors que la date du référendum constitutionnel n’est toujours pas connue, la situation dans le pays reste toujours tendue. Ces derniers jours, des affrontements ont eu lieu dans plusieurs villes entre jeunes et forces de sécurité.

C’est le cas en particulier à Labbé et Dalaba, dans le Fouta-Djalon. Dans cette région, de graves incidents se sont produits en milieu de semaine dernière, faisant au moins trois morts à Labbé. Des incidents très durement réprimés par les forces de sécurité.

Les militaires auraient intimé l’ordre aux populations de rester chez elles, assure Mamadou Bah Baadikko, le président de l’UFD, l’Union des forces démocratiques, l’un des rares partis d’opposition à avoir accepté de participer aux législatives de février prochain : « Il y a une situation pratiquement d’état d’urgence non déclaré dans toutes ces zones. Il y a des militaires et des bérets rouges, donc de la Garde présidentielle, qui sont descendus de Conakry et qui ont imposé le blackout, par exemple, à Labbé et Dalaba. Dalaba est resté une zone de non-droit mardi et mercredi. Ça s’est aggravé mercredi et l’intervention des forces de l’ordre et de sécurité venant parfois de Conakry, c’était à partir de jeudi et vendredi. Et l’état de siège, de fait, donc l’interdiction totale de sortir, même pour aller acheter des aliments, date donc d’avant-hier. »

Certaines personnes auraient été emmenées dans des lieux tenus secrets, toujours selon Mamadou Bah Baadikko : « Ça fait déjà deux jours que les gens, ayant vu le traitement réservé à ceux qui ont osé sortir, n’osent pas sortir. L’étau a été un peu desserré, mais les gens sont terrorisés. Et surtout, on est en train de faire le compte des gens qui ont disparu. Ce ne sont pas des arrestations, ce sont des disparitions. Quand les militaires, les bérets rouges, comme on dit, ramassent quelqu’un, on ne sait pas où ils l’envoient et il n’est pas à la disposition de la justice. »

Les législatives doivent avoir lieu le 16 février prochain. Elles pourraient être couplées avec le référendum constitutionnel.

Par rfi.fr

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