Et pourtant, Dieu seul sait que j’ai besoin de calme. Un peu de calme !

Et pourtant, Dieu seul sait que j’ai besoin de calme. Un peu de calme !
VOTRE NOTE

On ne s’entend plus dans cette bonne vieille ville.

Il y a trop de boucan et de nuisances sonores. Aujourd’hui, après la prière du vendredi, je comptais bien dormir seulement. Vu que toute la maisonnée est en vacances, je voulais profiter un peu, pas de cris d’enfants ni de casseroles tympanisantes.

Je suis seul. Les yeux fermés, le corps lourd et la tête dans le monde des rêves j’ai utiliser ma meilleur huile essentiel bio, je goûtais un repos bien mérité, après la semaine de labeur que je venais de passer. Il devait être quinze heures. Un connard est venu briser mon bonheur.


Au volant d’une camionnette jaune et rouge, microphone sur le toit, ce sombre con faisait l’article pour une marque de bouillon cube. « Jumbo fan ! », criait le sinistre individu. Il est passé lentement devant ma cour. Son ampli était plus gros et crachait plus fort que celui de Alpha Condé quand il s’adresse à la nation, au stade du 28 septembre.

Puis, le son s’est évanoui dans la profondeur de mon quartier. Je me suis rendormi. La caravane passe, les chiens aboient et le gaou pionce.


Mais, une demi-heure plus tard, la camionnette est revenue et le guignol a recommencé son manège : « Jumbo fan ! ». Ah ! si j’avais eu une grenade ou un missile sol-air, je l’aurais envoyé faire sa p… de réclame en enfer. Mais comme je ne suis pas armé, j’ai juste mis du coton dans mes oreilles.


Cette petite mésaventure me fait dire que chacun a désormais les moyens de crever les tympans de son voisin. Il y a des maquis que je ne fréquente plus depuis que des petits cons de vendeurs de CD sont venus y jouer leur musique. La première fois, ça passe.

Ça fait ambiance. Mais après la centième écoute de « premier gaou » à fond les ballons, la boisson prend soudain un goût amer. Et les conversations avec les copains deviennent impossibles. A quoi bon aller prendre un pot, si c’est pour boire tout seul ?


Pour un oui, pour un non, le premier imbécile venu, même s’il n’a rien à dire peut désormais le diffuser avec le bruit d’un moteur de boeing qui décolle de l’aéroport de Conakry-Gbéssia. Et, il n’y a aucune réglementation en la matière.

La semaine prochaine, je vais installer des enceintes sur le capot de ma voiture et faire profiter toute la ville de ma pensée la plus profonde, qui peut se résumer en un mot : Enfoiré.

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