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Abdoulaye Sankara
Abdoulaye Sankara

Bon sang, je n’aurais pas dû fixer le rendez-vous à cette maudite soirée.

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Je voulais pourtant en mettre plein les yeux à cette gonzesse, une nouvelle conquête que je viens de faire dans mon maquis préféré. Comme je ne voulais pas l’inviter dans son propre lieu de travail, j’ai choisi de l’emmener dans le quartier opposé. Je pensais pouvoir lui conter facilement fleurette et l’embarquer quand je voudrais. Incognito, sans me faire coincer par un enfoiré qui nourrirait la même intention que moi. 


J’étais tellement pressé que je me suis pointé au lieudit plus tôt que prévu. Conscient que ma poche n’était pas lourde, je devais surtout aller molo-molo, en attendant que la foutue pépée arrive avant de démarrer effectivement la soirée. J’ai juste commandé une petite bière transpirante, histoire de me mettre en condition et d’appliquer quelques caresses entraînantes à la bouteille.

Il faisait beau et je rêvais tout en couleurs la belle soirée qui allait m’être donné de vivre. On dirait que le temps s’était arrêté. J’ai tout mis en œuvre pour ne pas sentir surtout scrogneugneu (hi ! hi ! je suis sûr que tu connais pas le mot scrogneugneu, cherche). Pour ma première rencontre avec cette nana, j’étais prêt à tout. 


A peine j’avais entamé la moitié de la bouteille que ma tigresse était là. Elle n’avait même pas eu de mal à reconnaître le coin. Il aurait fallu que j’aille la chercher quelque part, et cela n’aurait pas manqué de provoquer un dépassement budgétaire. Elle était même très classe, en venant avec sa propre voiture. Je ne demandais pas mieux.


Quand vint le serveur, elle commanda une baylis. J’ai failli piquer une crise cardiaque. Voyant venir la suite des événements, je lui ai proposé des brochettes avant qu’elle ne me demande autre chose. Mais la vache voulait du poulet entier avec frites. Mon cœur a failli lâcher. Je sentais le dépassement budgétaire, mais je ne pouvais qu’acquiescer. Je ne pouvais rien lui refuser. Elle en a bien profité.


Lorsqu’elle en a eu assez et qu’elle a convenu qu’on s’en aille, j’ai choisi de la laisser passer devant, pour être sûr qu’elle n’aillait pas fuir. On ne sait jamais. L’avoir devant moi me permettait d’admirer ses hibiscus et donc de m’échauffer. C’est justement lorsque je me rinçais goulûment l’œil qu’un chauffard est venu lui rentrer dedans.

La pépée s’est retrouvée sur l’asphalte et sa voiture en pièces détachées. Je ne peux vous dire quelle mouche a piqué l’enfoiré avec son tas de ferraille roulant. Une évaluation rapide de la situation m’a permis de comprendre que si je tenais à tout prix à cette gonzesse, je risquais de miser tous les maigres sous qui me restaient. Alors j’ai donc décidé de l’abandonner, tout en sanglots, entre les mains du bougnoule de chauffard sans demander mes restes. Qu’il se débrouille avec elle.

Une bonne fois. Et après, je me suis pris par la main gauche pour aller voir au bureau de Tabouna Sylla si j’y suis.

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