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Abdoulaye Sankara
Abdoulaye Sankara

La santé n’a pas de prix.

C’est le number one dans la graduation du bien-être. Mais, là où ma joie de vivoter a commencé à foutre le camp par la porte de derrière, c’est quand un type bizarre a aménagé dans la cour où je suis.

Juste à côté de mon chambre-salon, il y avait Fodé, un gars bizarre aussi, mais sans histoire. Sauf quand sa bonne femme lui faisait des histoires à trois heures du mat’.

Là, c’était carrément l’enfer ! On entendait voler les casseroles. La vieille go l‘insultait comme du poisson pourri, mais lui, jamais tu n’entendais sa voix. Je crois même qu’elle le battait en douce; faut la voir, la gourgandou : balèse comme ça, avec des biceps de charretier. Mais, bon, ça c’était leur affaire.


Depuis un certain temps, il y a un gars bizarre, avec des yeux à faire peur aux enfants, qui s’est installé. On partage la même terrasse, donc on cohabite. D’autant plus que la nuit, il ne reçoit que des visites féminines à la chaîne. Au début, j’ai cru qu’il se les envoyait.

Quelle santé, ce garçon ! je me suis dit. Mais, vu l’allure des tanties fessues qui défilaient là et qui rasaient les murs en repartant, j’ai su que mon voisin n’était qu’un charlatan.


Non content de consulter à domicile, le mec s’est mis à élever des poulets, histoire de les revendre à ses clientes, pour les sacrifices j’imagine. Petit à petit, deux vieux mendiants se sont installés dehors, au bord de la route, près de l’entrée de la concession.

Les femmes leur offraient les poulets en sortant de l’antre du marabout et ceux-ci refourguaient les gallinacés au marabout qui les revendait ensuite aux autres clientes, et ainsi de suite.


Moi, dans tout ça, j’y palpais que dalle et j’étais obligé de respirer la crotte de poulets sur ma terrasse. Comme je ne voulais pas attraper un cancer du poulet, j’ai installé un grand néon sur ma terrasse et un autre dehors, pour bien éclairer l’entrée de la cour.


Un remède radical contre le cancer de poulet car les bonnes femmes qui viennent consulter nuitamment ont horreur de la lumière. Elles redoutent qu’on les voie sortir de la cour du marabout.


En moins d’une semaine, elles ont disparu plus vite qu’un faux type devant son créancier. Le marabout a vite compris qu’il devait aller faire son beurre ailleurs. Quand il est parti, ni lui, ni ses poulets ne m’ont dit au revoir. J’étais le plus heureux de la planète, surtout que les vieux mendiants ont suivi l’exode.

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