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Une fois n’est pas coutume, je m’apprêtais à envoyer une lettre de félicitations à Cellou Dalein Diallo

Une fois n’est pas coutume, je m’apprêtais à envoyer une lettre de félicitations à Cellou Dalein Diallo
VOTRE NOTE

Une fois n’est pas coutume, je m’apprêtais à envoyer une lettre de félicitations à Cellou Dalein Diallo et ses amis de l’opposition républicaine qui ont provoqué des manifestations ces derniers jours. Non pas que je fusse content de leurs manifestations qui permettent à des bandits de nous déranger la nuit.

Bien au contraire, ils m’ont même fait si peur que j’ai rêvé me trouver avec Kadhafi quelque part dans le désert libyen, au moment où Sarkozy et Obama faisaient pleuvoir des missiles sur sa tente. Néanmoins, je dois mon grand repos ces derniers jours à ces bidasses qui patrouillent la nuit et amènent les gens à rentrer tôt chez eux. C’était le quasi couvre-feu dans mon quartier. Et cela a eu au moins le mérite d’amener mon salopard de voisin de barman à fermer plus tôt que prévu et surtout à faire moins de bruit dans le quartier.


Jamais je n’ai dormi aussi tranquillement depuis que ce zigoto aux orteils écartés a décidé d’installer un bar en face de chez moi. Naturellement, je n’ai rien contre ce genre d’entreprenariat. Mais cette tête de mule ne se contente pas de vendre des bières chaudes et des liqueurs frelatées. Son approche marketing consiste à mettre la musique n’importe comment. Il s’en fout rondement de la quiétude du voisinage. Souvent, c’est seulement pour quelques clients qui sautillent comme des lapins au son d’une musique pourrie qui dérange tout le quartier. 


Avec le couvre-feu, tous ces idiots ont disparu de la circulation. On n’a même pas eu besoin d’organiser une grève, encore moins de sortir des armes lourdes pour les chasser. Ne serait-ce que pour ces quelques jours, ils nous ont collé la paix et nous avons poussé un ouf de soulagement. Sans le vouloir, nos amis bidasses ont fait œuvre de salubrité publique. Alors même que nous attendions depuis plusieurs mois la police pour mettre de l’ordre dans ce bordel, c’est finalement la manifestation des opposants qui nous a sauvés, pour quelques jours. 


Même s’il a été de trop courte durée, le couvre-feu aura servi au moins à quelque chose. Au lieu de m’emmerder désormais à aller me plaindre à la police, je vais me trouver un copain au sein de l’opposition. Si j’ai besoin de tranquillité dans mon quartier, je n’aurai qu’à lui demander d’organiser une marche ‘’pacifique’’ ou de me passer carrément son arme pour mettre de l’ordre devant ma porte. Si quelqu’un n’est pas content, j’irai me plaindre personnellement à Sékhoutouréya.

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