Voici ce que Ouattara a changé sur le certificat de nationalité avant la révision de la Constitution
La traduit dans les actes, la volonté de rupture du régime Ouattara.
Au coeur de cette révision constitutionnelle, la volonté du chef de l’État d’expurger la loi fondamentale des passages jugés confligènes ; allusion notamment à l’article 35 fixant les conditions d’éligibilité. Certaines dispositions de cet article avaient, de tout temps, été taxées de discriminatoires voire ségrégationnistes par une frange de la population ivoirienne se reconnaissant en Alassane Ouattara.
En attendant que la loi fondamentale soit passée au tamis par des experts du droit, le régime Ouattara a déjà entrepris des réformes institutionnelles répondant au même souci de combattre la discrimination entre Ivoiriens.
Cependant, il vous appartient de vérifier le lieu de naissance du ou des parents du postulant lorsqu’il vous apparaîtra, par exemple à l’examen des noms sur l’acte de naissance du pétitionnaire, qu’ils sont étrangers. Quel que soit le résultat de vos vérifications, vous solliciterez les instructions du ministre de la Justice ». C’est ce texte qui a été biffé.
Et partant, entretient les mauvais sentiments ayant conduit à des dérives du temps où le concept d’ivoirité avait pignon sur rue. Aussi, cette mention de l’ancien certificat de nationalité était-elle combattue par le camp Ouattara.
Selon une source proche du ministère de la Justice, la suppression de la mention faisant allusion aux noms à consonance étrangère des parents du pétitionnaire, répond au souci de rompre avec cette impression de catégorisation des Ivoiriens. Cela s’inscrit dans la dynamique du régime Ouattara de tirer un trait sur toute forme d’institutionnalisation de la discrimination entre les filles et les fils de ce pays, et donc de consolider la cohésion nationale.