Conakry, avec toutes les gos qui circulent lors des foires et autres événements, l’on se demande où elles se cachent les autres jours
Abdoulaye Sankara
Abdoulaye Sankara

Conakry, avec toutes les gos qui circulent lors des foires et autres événements, l’on se demande où elles se cachent les autres jours

. Il est vrai qu’il ne faut pas avoir confiance à une femme le 24 ou le 31 décembre, les jours de fête ou de mariage (elles sont toutes jolies). Ce qui fait que je ne sais plus à quels… seins me vouer.

Pris dans le tourbillon de gonzesses qui me harcèlent pour que je les amène faire des emplettes à la foire de Sanoh, j’ai été obligé de me terrer chez moi. C’est vrai la foire s’ouvre à une fin du mois chaque année, mais je n’ai quand même pas d’argent à jeter par les fenêtres. Surtout pas pour faire plaisir à des ruminantes qui ne sont même pas prêtes à me laisser boire un peu de leur lait. Avec cette vie compliquée qui ne finit pas de nous en faire voir de toutes les couleurs, je préfère encore mourir de solitude que d’ingratitude.

On dirait que les gos sont devenues plus pauvres que jamais. Et moi, je ne suis plus du genre à investir dans des affaires qui ne me rapportent rien. Déjà que mes maigreurs de salaire ne me suffisent même pas pour en laisser un peu de côté pour mes vieux jours, il me paraît tout à fait judicieux de dépenser le peu que j’ai à bon escient. Avec le temps, je suis même devenu philosophe. Non pas comme ces embrouilleurs qui parlent beaucoup, mais comme ces vieux sages de l’Antiquité. Epissure (tu sais même pas c’est qui) ne m’en voudra d’ailleurs pas de dire qu’un peu de lafidi, un entrer-coucher et une boisson quotidienne suffisent, à Conakry, pour rivaliser avec les dieux.

J’ai horreur de ceux qui vivent au-dessus de leurs moyens et de tous ceux qui pètent plus haut que leur derrière. Dieu sait qu’il y en a plein dans cette foutue ville jonchée de mal-types et de fausses gonzesses à vous plumer jusqu’à l’os. A force de me faire rouler par elles, j’ai fini par perdre la faculté de les aimer. Je veux même saisir l’occasion de la foire pour me faire haïr davantage.

Il y a en une qui m’appelle et lâche : « bébé on peut se voir même si c’est pour cinq minutes ? Tu sais la foire s’ouvre aujourd’hui ». 5 minutes, pour quoi faire ? Elle se croit intelligente. 5 minutes pour me plumer et aller avec son petit pompier à la foire, à mes frais. Merci j’ai mal à la rate, on ne peut pas se voir. Après, un autre appel ne cesse de sonner au hasard, mais j’ai pris la ferme résolution de ne pas le décrocher. Malgré tout, j’ai reçu des messages des plus incitants à les rejoindre, mais j’ai tenu bon. Du moins, jusqu’à ce qu’un bougnoule s’en mêle.

Le zig n’a pas trouvé meilleur endroit pour m’inviter qu’à la foire. Comme il paraît avoir des sous à gaspiller, je n’ai pas résisté à la tentation. Il restait un vieux fond de carburant dans le réservoir de ma voiture et j’en avais marre de me cacher comme si je devais de l’argent à quelqu’un. Mais le plus dur, c’était de payer de l’argent pour accéder au site de la foire.

Il faut pratiquement l’équivalent du prix d’un poulet pour aller voir un salopard de pote qui voulait des sensations fortes. Aussi, pour compenser ce que j’ai déboursé, je n’ai pas hésité à manger deux poulets, coup sur coup et en boire autant.

Qui est fou ? Comme ce n’est pas moi qui devais payer, je ne me suis même pas donné la peine de demander le prix. A lundi chers amis, mais rappelez-vous, nous s’amuser, d’ailleurs je ne bois pas, Boubah Guéye, Charlotte Gnagna Fall, peuvent en témoigner.

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