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Essayer de survivre dans la ville de MathuRIEN Bangoura est de plus en plus difficile

Essayer de survivre dans la ville de MathuRIEN Bangoura est de plus en plus difficile
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Essayer de survivre dans la ville de MathuRIEN Bangoura est de plus en plus difficile pour moi. Comme je n’arrivais plus à joindre les deux bouts avec mes maigreurs de salaire, j’ai décidé de faire des deals; comme tous ces faux-types aux crânes rasés qui grossissent bêtement.

Avec Tabouna Sylla, nous avons choisi de faire de la livraison de papier hygiénique dans un ministère. Une rapide étude de marché nous a révélé que certains fonctionnaires passeraient le plus clair de leur temps dans les toilettes. Ils devraient avoir besoin de papier, et de beaucoup de papier.


Notre cible identifiée, j’ai été choisi pour rencontrer le responsable de la passation des marchés du ministère. Il paraît que l’enfoiré reçoit tellement de monde qu’il faut l’attendre de bonne heure pour avoir au moins la chance de lui serrer la pince. Comme je n’ai pas eu grand-chose à me mettre dans le gosier la veille, je n’ai pas eu de mal à me réveiller. Seulement, il a fallu pousser ma voiture avant qu’elle pousse enfin ses premiers vrombissements de la journée.

C’était tellement pénible que ce sport matinal m’a donné soif. C’était trop tôt pour avoir un bar ouvert. Je me suis juste contenté de ma salive, non sans aigreur. 


Malgré ce démarrage difficile, j’ai réussi à rallier le fameux ministère sans autres pépins. J’étais même parmi les premiers visiteurs. Intérieurement, je me disais que c’était déjà un bon signe pour mon business. Le plus dur, c’était surtout de savoir à quelle heure le bougnoule allait se pointer à son bureau pour qu’on discute concrètement affaire.

La mine de caleçon froissé de sa secrétaire ne m’inspirait pas du tout confiance. Si à 8 heures elle était déjà aussi amère, je me suis demandé quelle mine pouvait bien faire cette gonzesse à 11 heures. Comme je ne voulais pas lui donner l’occasion de cracher son venin sur moi, j’ai préféré garder ma demande de renseignement pour moi. Aucun de mes compagnons de circonstance n’a d’ailleurs osé demander à quel moment son zig de patron allait faire son apparition.


Comme des moutons parqués pour l’enfer, nous avons dû attendre pendant plus de 2 heures. Les uns faisant semblant de surfer sur facebook et les autres se foutant les doigts dans les narines pour tuer le temps. Lorsque le connard qu’on attendait est enfin arrivé, on s’est fait dire par sa secrétaire qu’il fallait attendre qu’on lui serve d’abord son café avant de le rencontrer… éventuellement.

Commença alors un défilé de mode de la bonne dame. Ses interminables va-et-vient auraient pu adoucir notre attente, si elle avait un joli c… Mais avec ce postérieur avachi… Pire, après avoir attendu aussi longtemps, l’enfoiré de patron n’a juste reçu qu’une seule personne avant de nous faire dire qu’il avait une réunion urgente avec son ministre.

C’est alors que j’ai compris qu’il allait falloir marcher longtemps et user ma culotte pour avoir ce foutu marché de papier de nettoyage. J’ai donc renoncé, une bonne fois, pour avoir au moins la paix.

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