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«Toute formation qui ne débouche pas sur un emploi, n’est pas une bonne formation», dixit Georges Gandhi

«Toute formation qui ne débouche pas sur un emploi, n’est pas une bonne formation», dixit Georges Gandhi
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Lors de son passage sur les antennes de nos confrères de la Radio Espace et dans l’émission vedette de cette station radio ce mercredi 11 novembre 2015, l’ancien ministre Georges Ghandi Faraguet a plaidé pour une réforme du secteur éducatif. Pour lui, en lieu et place des ministères en charge de l’éducation, il est judicieux de penser à un seul ministère qui pourra rendre notre système éducatif plus performant. Pour ce faire, Georges Ghandi fait mention de la nécessité de la mise en place d’un ministre de l’éducation nationale.

L’expérience de cet autre ministère dans les autres pays tels que la Côte-d’Ivoire et le Sénégal donne une expression plutôt reluisante. Contrairement à la Guinée qui avec ses ministères tripartites en charge de l’éducation ne fait pas le poids en ce 21ème siècle. C’est ce constat alarmant que le fondateur de l’Université Mercure veut mettre fin.

Pour lui, ces trois ministères ne peuvent pas mettre un terme au mal qui ronge le système éducatif actuel. Il faut donc penser à une nouvelle stratégie voire politique de l’éducation en Guinée au sein d’un seul département qui prendra en compte les trois ministères pilotés par Ibrahima Kourouma, Albert Damatang Camara et Baïlo Teliwel Diallo. «Il est difficile d’articuler les trois départements pour aller vers une politique globale de l’éducation, d’où la nécessité d’un ministère de l’éducation nationale qui va coordonner toutes ces activités pour arriver à des résultats positifs  trop satisfaisants pour nos populations», explique-t-il.

Selon Georges Antoine Gandhi Faraguet Tounkara, il faudrait prioriser l’enseignement professionnel. Le constat est qu’en Guinée, les jeunes ne s’intéressent pas à l’enseignement professionnel. Ils y vont «lorsqu’ils se trouvent en situation d’échec. C’est quand on échoue au brevet qu’on s’oriente vers le professionnel, alors que ça ne devrait pas être ça, explique-t-il avant de signaler dans les autres pays […] c’est l’élite qui va vers cette formation. Parce qu’elle est sure qu’après sa formation elle trouve automatiquement du travail. Ce qui n’est pas le cas chez nous». D’où la nécessité de redynamiser et valoriser cette filière éducative.

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Pour ce faire, il faut introduire dans les programmes d’enseignement qui permettront à l’enfant d’acquérir certaines aptitudes. «Pour valoriser la filière professionnelle, il faut que cela soit fait dès le départ. Cela signifie, il faut que l’enseignement pré-universitaire puisse avoir des programmes capables d’inciter aux métiers manuels. Or dans nos programmes actuels, cela n’existe pas. Donc, il est difficile pour un enfant à l’école primaire de se voir dans une dynamique d’école professionnelle qui est considérée comme une structure dévalorisante. Donc, cela est déjà un premier handicap d’où un ministère d’éducation nationale capable de faire des programmes qui puissent permettre à l’enfant à l’école primaire de développer certaines aptitudes: le dessin, la mécanique ainsi de suite pour qu’il puisse avoir des envies et des goûts pour cet outil-là», précise-t-il.

Mais, quelles pourraient être les priorités de ce département ministériel de l’éducation nationale qu’il prône? Comme réponse de cette question du confrère Djibril Camara, Georges Ghandi répond: «la première priorité serait de dire et de poser une planification, de dire de combien d’agronomes la Guinée a besoin aujourd’hui, de combien d’ingénieur la Guinée a besoin, combien de médecins, combien d’agriculteurs ainsi de suite. Et ensuite on forme pour répondre à ces besoins. D’où la question, quelle société pour quelle formation? Et quelle formation pour quelle société».

Plus loin dans son intervention à la radio Espace, l’ancien ministre explique «lorsqu’on sait que la Guinée est une société à majorité pastorale, il est donc important de développer une formation sur le domaine agricole en développant les écoles agricoles.

Prenez une zone comme le Fouta. Il serait important de développer dans ces zones  des formations telles que les vulgarisateurs ruraux. Des jeunes à partir du certificat d’étude qu’on forme pour l’utilisation des engrais, pour les piqures et injections, la distribution de médicaments pour le bétail, ainsi de suite, vous verrez que ces jeunes seront intégrés à leur communauté.

Pour les jeunes filles, les former à des métiers, telle que la transformation des produits agricoles. Dans le domaine laitier par exemple, la fabrication du beurre, la fabrication de… ainsi de suite. Donc il y’a tout un apanage de chose à faire qui ne peut se faire lorsqu’il y’a une vision donnée à l’enseignement. Il faut que l’enseignement serve à quelque chose. Tout enseignement, toute formation qui ne débouche pas sur un emploi, n’est pas une bonne formation».

 

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Oumar Daroun

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