Culture

La Guinée et sa musique. Nous suivons un débat ce mois en cours sur les réseaux sociaux.

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    La Guinée et sa musique. Nous suivons un débat ce mois en cours sur les réseaux sociaux. Il porte sur les artistes qui ont livré des spectacles sur des albums qui n’existent pas. Il a été soulevé par un journaliste culturel, passionné de cet art. Et s’il en parle, c’est qu’il a envie que la pratique change. Les mélomanes participent à la discussion et condamnent les pratiques des jeunes Instincts Killers et de Abraham Sonty, connu sous le sobriquet bien chanté dans un de ses titres phares : Koundouwaka. Nous ne voulons rien changé à ce qui a déjà été dit. C’est malhonnête et moins intelligent de vouloir rendre public ce qui n’existe pas. Si les journalistes qui étaient au courant n’avaient pas dénoncé une si très haute indélicatesse, ils auraient ainsi signé leur renonciation au noble métier qu’ils ont choisi d’exercer.
    Koundou Waka, le premier à répondre, aurait mieux à faire. La sagesse voudrait qu’il se remette en cause pour l’avenir, mais dans le silence. A l’écouter, on peut bien s’interroger : Qu’est ce qui ne va pas ? Avec une inspiration et des titres qui ont toujours fait danser, qu’est-ce qu’il a à jouer à cette comédie d’une autre race ? Il peut bien continuer à composer des chansons qui égaient et appellent à la conscience. Une possibilité lui est offerte : un grand public lui est acquis. Ce rendez-vous manqué, n’est pas à rééditer.
    Les jeunes du groupe Instinct Killers ont besoin de conseils. Nous devons compter sur eux pour promouvoir la musique guinéenne. Ils ne sont pas les seuls. Le groupe banlieuzart produit de belles œuvres, il
    se montre constant jusqu’ici et continue à garder un public qui lui reste fidèle. Nous croyons qu’un autre peut aussi rappeler l’époque Kill point, Deg G Force Tre, Fac Alliance, Silatigui et la plus récente avec Sèmbè Dèkè. Nous avons vu tous ces groupes disparaître pour des raisons qu’ils peuvent eux-mêmes expliquer.
    La musique guinéenne peut reprendre toute sa force et continuer sa course. Elle ne se contentera pas tout simplement de produire des célébrités de la taille de Takana Zion et des lauréats de prestigieux prix comme Soul Bangs. Elle permettra au pays de disposer d’une véritable industrie musicale à l’image de la pop nigériane, capable de générer 150 millions de dollars rien qu’avec les téléchargements mobiles. Comme Nollywood, la pop nigériane, n’attend pas les majors. Elle cherche à s’imposer et s’impose véritablement. C’est bien pour ses raisons qu’Azaya et Koundou Waka ont couru derrière Yemi Alade, connu musicalement seulement en 2014, elle n’avait que 25 ans.
    Sory Kandja Kouyaté, le Bembeya Jazz national, Sékouba Bambino Diabaté, Sona Djely, Kadé Diawara, Mory Djely Deen, ont travaillé d’abord à imposer leur musique dans tout le manding, avant de s’offrir
    un espace dans le monde. Ils n’ont pas eu forcément besoin d’autres voix à coûts de dollars pour se tailler une réputation mondiale. Nous avons envie de s’interroger, qu’est qui vous prend, jeunes artistes ?
    La nouvelle génération de musiciens nigérians, s’inspirent bien de Fela Kuti. Inspirez vous de Sory Kandja. Portez la Guinée dans vos cœurs. Battez-vous pour imposer votre savoir-faire au Nigéria. Comme
    Wizkid, Davido, Flavor, Chindimma, Yemi Alade ont fini par s’installer dans nos têtes ici en Guinée. Mais seulement avec la voix de Yemi, vous n’y parviendrez jamais.


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