Mandiana : faire flamber les prix à la veille du Ramadan, l’indécence validée par l’État

Mandiana : faire flamber les prix à la veille du Ramadan, l’indécence validée par l’État
Quand le peuple s’attend à un geste de solidarité, l’administration lui offre une claque en pleine figure. À Mandiana, les autorités locales viennent de valider une hausse des prix de la viande et du pain, en plein cœur d’une crise économique et à la veille du Ramadan. Un cynisme qui force l’admiration, tant il est rare de voir un pouvoir assumer aussi ouvertement qu’il se fiche du sort de ses citoyens.
Hausse des prix, baisse du respect
En temps normal, les gouvernants font semblant d’atténuer la souffrance du peuple avant les grandes périodes de jeûne. Subventions, contrôles des prix, mesures d’accompagnement… Autant de signaux qui, même hypocrites, donnent l’illusion d’une considération. Mais à Mandiana, l’administration locale a choisi une autre stratégie : entériner l’inflation et l’enrober d’une légitimité bureaucratique.
Qui protège qui ?
Officiellement, la hausse des prix résulterait de « concertations » entre commerçants et autorités. Traduction : ceux qui vendent fixent leurs tarifs, et ceux qui doivent acheter n’ont qu’à se taire. Le plus révoltant, c’est que l’État, censé réguler et protéger les consommateurs, se contente d’approuver ce racket organisé.
Et que dire du timing ? Juste avant le Ramadan, période où les familles ont le plus besoin de ces denrées de base. Une coïncidence ? Évidemment non. C’est une stratégie bien rodée : on profite de la forte demande pour maximiser les profits, pendant que l’État joue le rôle de complice passif.
Mandiana, un cas isolé ? Pas si sûr…
Si cette hausse des prix est validée ici, combien d’autres villes suivront le même chemin ? La vie chère n’est pas une fatalité, c’est une construction politique. Et quand l’État abandonne sa mission de régulation, il se transforme en machine à appauvrir.
Pendant que les dirigeants festoieront sans se soucier du prix du pain ou du kilo de viande, les familles de Mandiana devront choisir entre se priver et s’endetter. Ramadan ou pas, la seule chose qui ne jeûnera pas cette année, c’est la cupidité des commerçants et la lâcheté des autorités.
— conakrylemag




