Abdoulaye Sankara
Abdoulaye Sankara
Temps de lecture : 2 minutes

Cela se passe à Taouyah, côté lycée Sylla Lamine. Là, quand je vois chaque jour la tronche de mon voisin, je ne donne pas cher de la peau de l’Union africaine. Moi, j’ai pas envie de m’unir avec cet enfoiré qui frappe sa femme le lundi, le mercredi, le vendredi. Les autres jours, le gars cogne sur sa co-épouse. Le dimanche, il se repose. Comme l’autre qui s’est reposé le 7ème jour après avoir laborieusement créé la terre.
Si j’étais allé à Addis-Abeba au 29ème Sommet de l’Union africaine, j’aurais dit solennellement à Alpha Condé : « Je veux bien m’unir avec tout le monde sauf avec mon voisin et avec mon propriétaire. » « Pour le reste, monsieur Condé, sachez que je suis ouvert à tous nos parents du continent, surtout s’il y a une bière entre nous. » Je veux bien taper une Primus avec un Congolais, une ABC avec un Ghanéen, une Béninoise avec un Béninois, une Solibra avec un Ivoirien, et même une Guinnex avec un escroc nigérian mais seulement si c’est lui qui paye.
Nous sommes tous frères ! Et le jour où mon voisin foutra le camp, la lumière de l’Union africaine éclairera nos pauvres vies de mortels. Mais pour l’instant, cette face de rat est là, juste sous mes fenêtres, en train d’écouter sa radio. Il est d’autant plus révoltant qu’il ne fait rien de ses journées alors que moi je bosse dur. Ce sont ses deux dames qui travaillent pour lui.
Madame numéro 1 vend du lafidi et madame numéro 2 est caissière dans un dépôt de… bière.
En fait, mon voisin est comme un bébé. Si ses deux épouses ne le nourrissent pas, il crève de faim. Il n’a pas dépassé le stade du biberon. Il est assis sur son fauteuil de cheffaillon des familles.
Immobile, il encaisse les petits sous de ses deux moitiés et il joue au PMU. Un jeu de con qui reste l’une des deux meilleures manières de perdre son pognon. L’autre étant de confier toutes ses économies à Yaya Jammeh.
Contrairement à moi, mon voisin a de la chance. Ce qui me fait vraiment très mal ! L’autre jour, il a gagné gros au PMU. Depuis, il a pris une troisième femme qu’il tape le dimanche. Et, hier, il a fait venir son frère jumeau. L’Union africaine n’est pas pour demain, c’est moi qui vous le dis.

Exprimez-vous ! Réagissez à cet article maintenant avec Facebook
A LIRE >>  Il y a quelque chose qu’il faut qu’on se dise les yeux rouges dans les yeux rouges.

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.