Alpha Condé : passe le plus clair de son temps à se venger, indexer, insulter et oublier le travail pour lequel il est élu. (Par Diallo Hady)

Il faut que par la disposition des choses le pouvoir arrête le pouvoir-Mais à défaut d’un pouvoir institutionnel capable de remplir un tel rôle peut être faudrait-il explorer le contre-pouvoir amical.
Comme chacun d’entre nous, le président guinéen doit avoir des amis capables de lui faire entendre raison, fusse-t-elle désagréable (définition classique et indépassable de l’amitié).
Le risque pour le pays de laisser ce projet aller à son terme est à la fois grand et préjudiciable à tous. Il ne sert à rien de différer le combat contre un goût illimité du pouvoir lequel aurait déjà dû être mené il y a bien longtemps et dont Alpha lui même fut victime. Sékou Touré régna pendant 26 ans et laissa un pays aux fissures sociales presqu’indélébiles.
Lansana Conté vint recoudre ce tissu mais en s’accrochant au pouvoir pendant 24 ans, il réduisit le pays en lambeau économique, laissant ainsi à ses successeurs un « pays et non un État ». Le paroxysme fut atteint par le drame du 28 septembre 2009 où des personnes furent froidement assassinées, des femmes violées et certains paralysés à vies.
Alpha vint dans ces circonstances et passe le plus clair de son temps à se venger, indexer, insulter et oublier le travail pour lequel il est élu. Maintenant veut-il une prolongation pour, nous dit-on, achever le travail tellement titanesque que personne sauf lui et ses inconditionnels ne voient. Le goût anti-démocratique de la plupart de ses probables successeurs est trop pointu pour qu’on le laisse faire.
Le combat n’est même plus contre lui et son projet, il consiste plutôt à envoyer un message fortement audible aux architectes du Koudeïsme puisqu’il n’est plus question de continuer la diversion et l’oisiveté institutionnalisées pendant que les autres pays africains travaillent durement pour rattraper leur retard.
Les contre-pouvoirs amical et populaire doivent plus que jamais prévaloir.
Par Diallo Hady
— conakrylemag




