Arabaguidi ? Tanatè ? Et les bovins, les caprins, le coq de la basse-cour, les chats de lotty ?
Abdoulaye Sankara
Abdoulaye Sankara

Arabaguidi ? Tanatè ? Et les bovins, les caprins, le coq de la basse-cour, les chats de lotty ?

Arabaguidi ? Tanatè ? Et les bovins, les caprins, le coq de la basse-cour, les chats de lotty ? Tout le monde… vont bien (quand c’est nombreux, il faut accorder) ?

Bon allons à nos moutons. Je ne voudrais pas devenir kontigui ou bobodi 1er. En tout cas, pas comme ce chef traditionnel qui se met en exhibition tous les week-ends dans un des maquis que je fréquente. Je ne suis pas contre le fait qu’il vienne se désaltérer de temps en temps. Loin de là. La Guiluxe adoucit les mœurs.

Et j’y crois dur comme fer depuis plus de trois décennies. Mais lorsqu’on ne peut pas se passer de ses attributs, il vaut mieux aller boire ailleurs, plus souvent et de préférence sous l’arbre de sa cour de chef.

Ce samedi, je voulais justement noyer mes soucis dans une Guiluxe bien frappée. Je n’avais que l’argent de la seule bouteille. Et je tenais à la savourer avec la plus grande attention, la sentir des bouts des doigts jusqu’aux orteils, atteindre le nirvana avec elle. Pour cela, il me fallait rester très près de la bouteille, me concentrer.

Je ne voulais pas de causette, surtout de discussion inutile avec un enfoiré qui n’avait rien à apporter au plaisir que je m’apprêtais à m’offrir, à moi et à moi seul.

C’est malheureusement au moment où je m’apprêtais à lever le coude pour une première jouissance que le chef fit son apparition, avec tout son attirail. Il portait non seulement son bonnet distinctif, mais également un boubou qui fut autrefois blanc. De quoi le rendre répugnant.

Pour quelqu’un qui recherchait un peu de tranquillité pour déguster sa Guiluxe, ce n’était ni le lieu, encore moins le moment de faire des salamalecs à un chef paumé. Je n’avais d’ailleurs aucune envie de lui adresser la moindre salutation, encore moins me plier en quatre pour le faire.
En vain, le bougre a recherché ma sympathie du regard. Mais je lui ai résisté.

Enfin, je n’ai pas cédé à la tentation de ce saprophyte professionnel. J’ai déjà assez payé de bière pour mon voisin fauché, pour le policier sur la route ou encore pour le pote qui est venu me rejoindre sans prévenir. Mais d’un chef en manque de fraîcheur dans le gosier, je n’avais vraiment rien à foutre. D’ailleurs, je n’en avais pas les moyens. Tanatè ?

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