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Moi-même je sais que quand je suis malade je déconne grave

Moi-même je sais que quand je suis malade je déconne grave, mais il y a des choses devant lesquelles je ne peux rester sans mot dire. Je vois des énormités débitées par certaines personnes depuis un certain temps au sujet de mes confrères des médias du service public.

Le plus inquiétant, c’est que ce sont des intellectuels, des personnes que je croyais bien averties de la matière qui distillent ces balivernes. Les médias de service public seraient une propriété du gouvernement et à ce titre ils devraient être à son service. Ils auraient pour mission, sinon d’être sa caisse de résonance, de l’accompagner.

On pousse même les limites de l’outrecuidance jusqu’à nous dire que ce sont les moyens du gouvernement qui servent à payer ces confrères et que cela est une raison suffisante pour qu’ils ne rêvent jamais d’indépendance vis-à-vis de celui-ci.

On demande à ceux qui ne voient pas les choses sous ce prisme de quitter pour aller voir ailleurs. Ah, en rire ou en pleurer ? Dans tous les cas, voici ce que moi je dis. Mes confrères du service public ne sauraient être de serviles accompagnateurs d’un quelconque gouvernement. Les médias publics sont au service de l’intérêt public et non d’un gouvernement. C’est ainsi dans tous les pays sérieux.

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Et ce pays que nous rêvons tous démocratique, ne saurait faire l’exception. Nulle part dans les statuts des médias de service public il ressort que leur mission est d’être des accompagnateurs du gouvernement ou du parti au pouvoir. Les agents publics qui travaillent au sein de ces médias sont payés avec l’argent du contribuable, donc du public et non avec celui du gouvernement, comme on tente insidieusement de le faire croire.

Ces journalistes, bien plus que tout autre, sont tenus de faire un travail professionnel irréprochable à destination de leur premier employeur qu’est le contribuable guinéen et non un gouvernement éjectable à merci. Ainsi, au nom de cette exigence de professionnalisme, ils ne peuvent se payer le luxe d’ouvrir leurs éditions d’information avec de mornes actualités gouvernementales pendant que des sujets intéressant le public au plus haut degré sont relégués en seconde zone.

Aussi, quand on dit qu’un journaliste ne peut pas monter dans l’avion présidentiel pour aller en mission et revenir critiquer le président, moi je dis qu’on a perdu le nord. L’avion présidentiel n’appartient pas au président.

Le président tout comme le journaliste se retrouvent à bord en service commandé de la Nation. Et, si devoir de loyauté il doit y avoir de la part du journaliste, ce devoir va à l’endroit de la Nation et non du président. Je ne finis pas de déconner, mais bien, le monde est parfait et Canal jubile.

A LIRE >>  Il faut donner la chance aux entraineurs "locaux" de se frotter au haut niveau !

Par Abdoulaye Sankara Abou Maco journaliste écrivain

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