Les entreprises et leurs identités. Dans le secteur minier elles se font appeler compagnies.

Les entreprises et leurs identités. Dans le secteur minier elles se font appeler compagnies.

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Les entreprises et leurs identités. Dans le secteur minier elles se font appeler compagnies. Pour du moins désigner les plus grandes qui exploitent nos ressources du sous sol. Sous des cieux moins visibles, on aurait orienté les appréciations sur les capacités financières des unes et des autres, ainsi leurs contributions au développement socio-économique du pays. Mais attention, le ciel qui nous surplombe est plein de nuage, donc on préfère questionner les relations des partenaires du président et ceux de ses amis pour dire le droit. Dans ce cas précis.

Les zones minières accueillent du monde. Tout le monde n’est pas forcément à l’aise, mais on y évolue avec l’espoir de s’offrir du bonheur. Parce que les sociétés sont libres de s’installer, d’exploiter la bauxite, l’or, le diamant et les guinéens. Certaines sont sécurisées plus que d’autres. Une a même bénéficié le statut de zone économique spéciale. Dans un discours et depuis tous les travailleurs syndiqués ou non, sont intimidés. Aucun n’ose dénoncer. Aucun n’ose protester. Chacun tenu de se contenter de percevoir ce que leur verse son patron.

Il se dit que les choses ont évolué progressivement et ce serait le fait des compagnies. Des milliers d’emplois crées selon le ministre Magassouba qui vante les mérites des réformes engagées. Les sociétés n’évoluent pas que dans les mines. Toutes internationales, elles proviennent des pays au modèle antidémocratique unique. Russie, Chine et maintenant la Turquie. Oui la Russie pour les Rails, Fria, Djandjan et le port minéralier.

La Chine dans les mines, la foresterie, l’immobilier, la pêche et les travaux publics. La Turquie, dernière venue est bien pressée. Et elle a raison de faire dans la gourmandise pour mieux se positionner. Donc elle prend le port, intervient dans le transport public et s’occupe des déchets. Pour cela seulement, nous croisons les doigts. Nous-mêmes ne savons pas ramasser les ordures. Nous n’avons pas de techniques. Notre compétence se limite dans les immondices que nous générons.

Le pays est très hospitalier. Les nationaux ne sont pas tués pour autant. Ils gardent justes les secondes places. Les volumes de leur investissement n’atteignent pas les espérances et ils sont bavards. S’ils obtiennent des contrats par le truchement de copains dans l’administration, ils peuvent un jour dénoncer les méthodes utilisées. La corruption, on ne la dénonce dans notre pays, que lorsqu’on n’est plus suffisamment bien nourrit de ses fruits.

Les opérateurs économiques qui nous vendent de la farine, du pain, du sucre, du riz, des boissons non alcoolisées et alcoolisées, sont là. Silencieux. Ceux qui ne veulent pas se créer des problèmes, ne bavardent pas. Ce n’est pas intelligent de trop parler. Ceux qui parlent, se rangent du côté du pouvoir. Ils prennent place au palais, sourient au président, lui promettent d’être gentils avec les consommateurs. Et ils sont tranquilles. Lorsqu’un ministre déconne, ils essaient de le remettre au pas. L’argent détermine tout.

Les hommes d’affaires, les patrons de grandes sociétés sont les amis du pouvoir. Les consommateurs mangent et boivent les déperditions des plats offerts aux plus grands disciples du temple poissé. Mais lorsque les décideurs parlent des entreprises de chez nous, ils parlent du grand service qu’elles rendent. Les contributions des travailleurs sont moins visibles parce que leurs emplois sont considérés comme des privilèges.

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