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Un climat de tensions, comme un début d’accrochage. Tout se passe mal. Et ce n’est pour plaire à personne. Même pas aux responsables des protestations en cours. C’est vrai que nous ne sommes pas à notre première fois, sauf que nous ne savons pas qu’une solution sera vite trouvée.

Il n’y a pas de volonté d’y arriver. Nous savons juste que le président de la République et sa mouvance veulent aller à une nouvelle république. Un avant projet est rendu public. Il a été rédigé par des personnes méconnues du grand public. Le contenu parait attrayant aux yeux des guinéens qui n’entendent que le discours à la mode : « l’actuelle constitution n’a pas été adoptée par le peuple et elle comporterait d’énormes imperfections ». Et c’est toute l’argumentation.

Le débat intellectuel est enterré. Cette étape a été très vite déroulée par les Zogbélémou qui ont fini par s’afficher au RPG arc en ciel. Les grands universitaires du pays ont fait le choix de se taire. C’était mieux. Dans ce pays chacun garde malheureusement son nom de famille alors que par moment, il est mal perçu. Il est politique, parce qu’il révèle l’ethnie. Le nom de famille, c’est comme le visage et la langue parlée. Des groupes surexcités n’hésitent pas à choisir parmi les passants, les visages qui leur sont moins familiers ou qui sont déjà étiquetés. Les visages et la langue pour faire du mal. Les visages et la langue pour insulter le courage des politiques qui essaient de rassembler.

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Et c’est vrai.
C’est vrai, car la transhumance permanente nous permet de vivre des départs de l’UFDG pour le RPG arc en ciel, des militants qui appartiennent à la même communauté ethnique que le leader et vice versa. Et les responsables de ces deux grandes formations politiques acceptent ce jeu démocratique. Il reste à le faire savoir à tous ceux qui continuent de croire en eux. Un militant politique d’une autre formation politique, n’est pas un ennemi à abattre. Un citoyen guinéen qui ne croit à aucune formation politique, n’est qu’un citoyen normal qui ne demande que le respect absolu de son incrédulité. Il n’est pas à blâmer. Il n’est pas blesser.

Les manifestations de ce lundi 13 se déroulent comme celle du 14 octobre 2019. Elles ont lieu partout, des pneus sont brûlés et le dispositif sécuritaire est impressionnant. La police ne sort pas pour encadrer, mais pour empêcher ce que le gouvernement qualifie de trouble à l’ordre public. Dans le contexte actuel de la résistance active du FNDC, il est bien clair que tous les acteurs ont désormais recours à la force physique. Les uns pour faire pression, les autres pour chercher un ordre à tout prix.

Il faut craindre des victimes inutiles si l’on est persuadé d’avance que tout finira par s’arranger. Parce que tout finira par s’arranger de toutes les façons. Il n’y a que l’égo qui pousse les pro et anti nouvelle constitution à se livrer une bataille des plus insensées de maintenant. Au moment où les autres ont bien compris qu’il faut être concret, nous nous attardons sur les textes qui malgré tout ne sont jamais respectés.

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La première journée de manifestations lancées par le FNDC a été suivie tant à Conakry qu’à l’intérieur du pays de manière remarquable.

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Certaines écoles restent encore fermées à Conakry.

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