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Arabaguidi ? Tanatè ? Bien ça va chez moi aussi merci.

Arabaguidi ? Tanatè ? Bien ça va chez moi aussi merci.
VOTRE NOTE

Arabaguidi ? Tanatè ? Bien ça va chez moi aussi merci. Quoique je voudrais bien vivre d’amour et de Guiluxe fraîche. Mais la galère ambiante est telle que je ne peux pas me rendre au maquis aussi souvent que je le veux.

Ne voulant pas tomber sur les nombreux côcôs et autres serveuses fauchés qui vous rackettent jusqu’au dernier sou, j’ai choisi d’aller m’abreuver dans une petite gargote à Yimbaya. Histoire de changer un peu d’air. Tout semblait si paisible dans le coin que je me suis hâté de dire que j’ai trouvé le hameau idéal.

Que dalle!
Plus de 15 minutes après avoir pris place, il n’y avait toujours personne pour m’accueillir, encore moins pour me servir. J’étais pourtant assis au bord d’une table où se trouvait un verre de bière autour duquel grouillaient des mouches à vous couper l’appétit.

Le sombre couillon qui gère le coin ne s’était même pas donné la peine de débarrasser ce verre certainement abandonné par un client. Pour contenir la désagréable surprise, j’ai essayé de me souvenir du goût de la Guiluxe bien tapée auquel je suis habitué.

J’ai dû fermer les yeux pour ne pas avoir la nausée.
Las d’attendre indéfiniment, j’ai fini par arrêter de jouer à la politique de l’autruche. Rien qu’en passant un peu en revue la gargote, je me suis rendu compte que le spectacle des mouches était à l’image même de ce maquis.

Avec un plancher accidenté qui puait la saleté, d’innombrables trous partout et la peinture qui foutait le camp des murs, tout était si dégueu que je n’avais plus envie de boire.

Bien que tout ce que je venais de vivre avait accentué ma soif.
En jetant un coup d’œil rapide derrière le comptoir, je n’ai pas aperçu le moindre récipient pour rafraîchir le breuvage dans ce foutu bled.

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Même si l’abruti de barman était arrivé à y dénicher une bouteille de Guiluxe, son contenu aurait été aussi chaud que l’urine de baudet. Inutile de commander quoi que ce soit. D’ailleurs, cela ne semblait pas intéresser le tenancier qui se faisait toujours attendre.

C’est lorsque je m’apprêtais à lever l’ancre qu’il s’est pointé, avec une de ces têtes aussi énorme qu’une courge. Ses yeux mi-clos donnaient l’impression de quelqu’un qui venait à peine d’être soulagé de la constipation.

En fait, il était en train de pioncer derrière la maison. En me souriant de toutes ses dents jaunies, il n’a pas trouvé mieux à me dire que de me balancer au visage qu’il n’avait pas su qu’il y avait quelqu’un.

Je lui ai simplement souhaité meilleure santé, non sans envie de lui donner une bonne claque.

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