Promotion des investissements en Afrique : Comment mettre en œuvre les conclusions de l’AIF<span class="wtr-time-wrap after-title"><span class="wtr-time-number">5</span> min read</span>

Promotion des investissements en Afrique : Comment mettre en œuvre les conclusions de l’AIF5 min read

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La première session de l’Africa Investment Forum (AIF), tenue en novembre 2018 à Johannesburg, en Afrique du Sud, a donné lieu à des conclusions que les différents acteurs doivent urgemment mettre en œuvre en vue de relancer les investissements sur le continent. Il va falloir accélérer les procédures et faciliter les transactions afin de résorber le déficit d’infrastructures de l’Afrique.

 Initiative de la Banque Africaine de développement (BAD), l’Africa Investment Forum est « une plateforme de co-garantie et de co-financement, destinée à mobiliser des capitaux et à accélérer les investissements pour transformer les secteurs économique, agricole et industriel en Afrique ».

Mobiliser des capitaux et accélérer les investissements

L’AIF a l’ambition d’œuvrer pour la promotion du développement et de la croissance du secteur privé du continent. Elle se veut une plateforme qui permet aux entreprises, aux hommes et aux femmes d’affaires, ainsi qu’à diverses institutions de s’associer sous la bannière d’une organisation faîtière.  L’AIF veut ainsi obéir à une vision panafricaine qui consiste à rechercher des solutions communes, aux sujets d’intérêt commun.

Pour la première session de l’AIF, la BAD a associé la Table-ronde des hommes d’affaires d’Afrique (ABR) qui a, depuis peu, porté à sa tête l’homme d’affaires béninois, Samuel Dossou-Aworet, en qualité de président et chairman de son conseil d’administration. Éminent investisseur et modèle de réussite dans le monde des affaires, le président du groupe Pétrolin a activement participé au forum de Johannesburg. Il y a lieu de relever que, au-delà de son président, l’ABR a pris part à cette édition de l’AIF en tant que partenaire stratégique et sponsor de l’événement.

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Le ralentissement des investissements préoccupe

Au centre des discussions de la rencontre de Johannesburg, figurait en bonne place le problème du ralentissement des investissements en Afrique. En effet, l’on s’accorde à reconnaitre que, depuis quelques années, l’Afrique présente un intérêt certain pour les investisseurs du fait, notamment, d’une forte croissance économique, d’un secteur financier en voie de constitution, d’une masse d’épargne largement inemployée et de la perspective de rendements élevés. Cependant, relèvent les observateurs avertis, depuis 2014, le bel élan jusque-là observé connait un net ralentissement.
Selon le rapport intitulé « l’investissement dans le monde en 2018 », publié en juin dernier par la Conférence des Nations-Unies sur le Commerce et le développement (CNUCED), « les investissements directs étrangers en Afrique sont tombés à 42 milliards de dollars en 2017 contre 52,5 milliards en 2016, soit un recul de 21 % ». En cause, la faiblesse des cours du pétrole et les conséquences négatives de la récession du secteur des matières premières.
Première expérience du genre, l’Africa Investment Forum a réuni dans la métropole sud-africaine de Johannesburg, fonds de pension, fonds souverains, investisseurs privés, décideurs, sociétés de capital-investissement et chefs de gouvernement sous la bannière de la Banque Africaine de Développement dont le marché novateur est « voué à faire progresser les projets jusqu’à leur financement, à mobiliser des capitaux et à accélérer le bouclage financier des transactions ».

La tenue de ce forum est en elle-même une traduction de la volonté des Africains de faire de leur développement avant tout être une affaire « endogène » qui dépend de la mobilisation adéquate des ressources disponibles.

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Dans la métropole sud-africaine, l’AIF et l’ABR se sont mis d’accord pour donner une nouvelle impulsion aux investissements dont l’Afrique a cruellement besoin afin d’assurer son développement économique. Le Forum de Johannesburg a appelé les États africains à « une nouvelle façon de travailler ensemble, ce qui implique de travailler à plus grande échelle, plus vite et en synergie ».

D’une manière générale, cette édition de l’Africa Investment Forum a servi de plateforme de mise en œuvre de co-financement et de réduction des risques en vue d’aider à combler le déficit de financement des investissements en Afrique

Mutualiser les efforts

La Table-ronde des hommes d’affaires d’Afrique et la BAD conviennent ainsi de mutualiser leurs efforts pour que l’Africa Investment Forum devienne le tremplin essentiel pour les investissements en Afrique et réponde aux importants besoins du continent en infrastructures, en particulier, et en matière de développement, en général.

À Johannesburg, il est apparu que la structuration et la facilitation des transactions, l’examen et le lancement des projets, l’attrait des co-investisseurs doivent être appréhendés avec plus d’attention parce qu’ils constituent le passage obligé en vue de débloquer les opportunités d’investissement de l’Afrique évaluées à plusieurs milliards de dollars.

Il va falloir, au vu des limites des sources de financement traditionnelles, notamment publiques, se tourner vers les sources alternatives, en particulier les investisseurs institutionnels. Ces derniers, de l’avis général, peuvent contribuer au relèvement du défi de financement de l’investissement en Afrique.

Par ailleurs, il est urgent que les États améliorent leur cadre règlementaire et, partant, l’environnement des affaires, ce qui pourrait, de l’avis des experts, attirer plus d’investisseurs tant locaux qu’internationaux.

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 Il est clair qu’en plus des traditionnels secteurs que sont l’exploitation et la transformation des ressources naturelles (pétrole, gaz et produits agricoles), les investisseurs peuvent encore prioritairement cibler la production de l’énergie électrique, la manufacture, les infrastructures et, bien entendu, les technologies de l’information et de la communication.

 

 



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